Afin de vous instruire, voici un petit lexique comme en fleurissent au printemps dans tous les sites de skate, sauf que celui ci est réaliste et objectif quant à la racaille skateboardistique qui sévit dans nos tranquilles ruelles le dimanche après midi et qui fait chier tonton qui a envie de la faire sa sieste, cong.
LE SKATE(board): (du latin: skaticus, qui signifie à peu près "crétin sur un bout de bois roulant")
Objet indispensable à la pratique de cette activité rupestre, il est composé d'une planche de bois généralement composée de huit couches, même si vous me direz, on s'en balance pas mal. Il y a d'autres parties composant cet affreux objet, mais franchement, si vous comptez monter sur un skate, vous le verrez assez tôt.
En général, le skate se pratique lorsqu'il fait beau. Certains vous affirmeront non sans une certaine fierté comment ils ont rentré une fois darkslide sous la pluie, "parceque ca glissait mieux", mais non, en général, les skateurs skatent lors des beaux jours, ce qui leur permet bien évidemment de se rafraîchir à l'aide d'une boisson quelque peu alcoolisée, même si c'est un doux euphémisme: le skateur finit généralement sa session par une beuverie que même Bacchus ne tolérerait pas.
Selon les skateurs, le skate n'est donc pas seulement un objet, mais également un mode de vie (visionnage de vidéos abruties, vannes de crétins, bris des testicules sur des rampes d'escalier, crachats sur les passants et beuveries d'anthologies en sont la matière première, pour n'en citer que les plus catholiques), un style (que nous aborderons plus loin), une manière de penser... Coupons net à cette dernière affirmation en constatant non sans un certain amusement que les skateurs ne possèdent pas de quoi penser, biologiquement parlant. Faire du skate procure au skateur un certain plaisir, manifesté le plus souvent par des vagissements de plaisir, et des palpitations frénétiques dès lors qu'il rentre une figure un peu complexe pour son cerveau limité. Arrivé à un certain degré de pratique et d'expérience, le skateur apparentera la pratique de la planche à roulettes à une activité quasi sexuelle: bichonnage de son outil, puis chevauchée épique, pour finir par des insultes machistes lorsqu'elle ne veut pas changer de position ou encore cigarette, puis dodo.
LE STYLE: (illusion provoquée chez le skateur à la vue d'un autre qui en fait mieux que lui) -du latin stylus qui signifie stylo, et franchement, je ne vois pas le rapport.
Composante essentielle à la pratique du skateboard, le style s'affine au fil du temps, tel un bon vin.
Il passe tout d'abord par un accoutrement qui atteint dans le ridicule des sommets que le heavy-metal frôle à peine dans la pauvreté musicale. Faire du skate avec le style est à peu près aussi classe que de se torcher le cul en public lors d'une garden-party: Une insulte pour tout oeil ne serait-ce qu'un peu éduqué.
Il existe chez certains fanatiques des idoles, telles que Mike Caroll, ou Gino Lanucci, qui avouons-le, sont aussi classieuses que ma grand-mère Yvette même si elle fait au moins de jolis napperons le dimanche.
De toute manière, comment voulez vous avoir le style, sans aucune culture quelle qu'elle soit? Les skateurs vous affirmeront sans honte aucune que les dadaïstes étaient des gens qui aimaient beaucoup le cheval, que le skate a été inventé au moyen-âge, que tous les surfeurs californiens sont blonds aux yeux bleux, que leur portable n'envoie pas des missiles au moyen-orient, bref, le néant intersidéral. Leur regard perdu dans le vague est fade à force d'inexistence.
M'écartant un peu du sujet qui est le style, je n'y reviens pas.
Le mois prochain, nous verrons d'autre mots de vocabulaire, déposez vos requêtes dans les commentaires, nous nous chargerons d'y accéder (au cas ou des skateurs liraient cette page, une petite traduction s'impose: Vous vouloir autre mots? Vous mettre ceux que vous vouloir connaître dans un commentaire. Ach.